11 juillet 2008

Où l'on reparle quand même de DOM THOM

Il y a... pfiulala, plus d'un mois ? Par là. Quelque part pendant la période où DOM THOM nous a fait la grâce de sa présence, et qu'elle n'avait rien à foutre de ses dix doigts de façon si ostensible que c'en devenait obscène, je lui avais fourgué un paquet d'envois courrier à faire.

Pour expliquer le truc sans bafouer la promesse de confidentialité que j'ai faite en signant mon contrat, disons simplement qu'il s'agissait d'un courrier portant sur une enquête interne, dont les résultats étaient super confidentiels et conditionnaient un certain nombre de décisions politiques à venir.
Mais vu que tout ce qu'on fait ici a des implications de ce genre, faut bien des fois qu'on file des trucs sensibles à faire à DOM THOM !

L'idée c'était d'envoyer une copie des résultats de cette enquête à quelques grosses légumes pour qu'ils puissent... euh, faire ce que font les grosses légumes politiques dans ces cas-là.

Ce matin, Monsieur Patron vient me voir, pas content. "Il y a une lettre qui nous est revenue, là". Moi, réflexe, ne voyant pas de trace explicitant que je l'aie fait "ah je reconnais pas l'écriture, c'est pas chez nous". Il ouvre l'enveloppe et me montre le document en question... Je reconnais la lettre, l'enquête interne, c'est bon j'ai compris, c'est signé DOM THOM (ou plutôt c'est pas signé, ya même pas le timbre du service). D'façons moi, mes courriers, je fais toujours de jolies étiquettes, je ne fais jamais les adresses en manuscrit, j'aurais dû m'en douter.

Bon le coeur de la blague, c'est que le courrier super important, avec des résultats super sensibles, et des impacts politiques, qui a été jusque dans un autre ministère (alors que le destinataire est à Matignon), qui a été ouvert par plusieurs services courrier, puis qui nous est revenu après une jolie ballade... il est quand même un peu daté du 28 mai, quoi.
Oui en fait c'est carrément la blague pas drôle. 

30 juin 2008

Ooooooh, ça alors !

DOM THOM a été enfermée dans son bureau toute la journée. A rien foutre, ça va de soi.

Alors lorsqu'à 16h15 tapantes j'entends la porte de son enclave s'ouvrir, je guette : est-elle en train de rentrer chez elle ou va-t-elle fumer la 5e clope de la journée ?

Voyez comme je suis mauvais langue : rien de tout ça.

"Regarde par la fenêtre... t'as vu, ya le ministre sur sa terrasse !"

Et elle repart comme elle était venue. Probablement convaincue d'avoir fait sa B.A. du jour ! Ok, mais qu'est-ce que j'en ai à foutre que le ministre tienne une réunion au soleil, moi ? J'ai 40 courriers à envoyer avant 17h ! 

24 juin 2008

La vie est trop dure pour les glandeurs

Non contente de ne rien foutre de ses journées (ah si : ce matin, il fallait aller chercher un nouveau toner pour l'imprimante de Monsieur Patron, alors elle lui a imprimé des trucs avant que je n'arrive... c'est moi qui ai dû aller chercher le toner, et pourtant elle sait très exactement où ça se passe, vu qu'elle a été chercher un toner pour son imprimante à elle pas plus tard que ce matin...), DOM THOM me pourrit aussi les miennes.

Après les pauses diverses dans la cour... bon, il faut chaud quand même. 

Après internet... c'est marrant, mais pas longtemps.

Après le téléphone... au bout d'une matinée au téléphone, on ne sait plus qui appeler. 

Sa dernière invention c'est d'écouter de la musique (ou ptet même regarder un DVD, n'oublions pas qu'au moment de ma seconde journée dans le service, elle a maté le DVD de la comédie musicale Le Roi Soleil).

Mais pour ça, il lui fallait les hauts-parleurs qui étaient sur mon bureau, et donc reliés à mon PC, parce que lady, quand elle travaille tard, ou entre midi, bah elle se met de la musique. M'avertir qu'elle les prennait ? Non, j'ai découvert ça moi-même en voulant travailler en musique ce midi.

Charmante enfant.

C'est pas grave, elle sera re-malade dans quelques jours et j'irai les reprendre (ou même ce soir, tiens). On jouera à ça jusqu'au 7 juillet et là ils seront à moi pour deux mois. On peut être deux à être mesquines. 

11 juin 2008

Exclusif !

Hier, le visage déconfit et l'air effondré, DOM THOM remontait de l'infirmerie et me disait : "je rentre, là" (ah oui, dis donc, il est 17h00) "je suis pas bien... je crois que demain je vais aller voir le médecin".

Mais de médecin il n'était pas vraiment question, évidemment, puisqu'elle refuse de se faire arrêter et que le traitement... bah vu qu'ils ne savent pas ce qu'elle a mais qu'elle a quand même un traitement soi-disant super lourd, à mon avis c'est pas d'aller chez le médecin toutes les semaines qui va changer grand'chose.
Remarquez, j'ai pas fait médecine... qu'est-ce que j'en sais ? La recherche progresse vite de nos jours, j'imagine.

Donc ce matin, elle prend son air miséreux pour m'expliquer que, bah, son médecin est en vacances et ne revient que vendredi. Tu m'étonnes, elle lui a certainement offert une villa en Toscane avec ses visites hebdomadaires !

Du coup, vu qu'elle n'a pas d'arrêt, bah elle est là. Elle ne sert toujours à rien, mais elle est là. Enfin, si, elle a bien été obligée de servir à quelque chose, puisque ce matin je suis royalement arrivée à 10h (et Monsieur Patron m'a accueillie avec le visage fatigué et compatissant de quelqu'un qui s'endormirait aussi pendant le trajet, si lui ne le faisait pas en voiture). Enfin, royalement... disons grèvement, plutôt. Mais j'ai pas spécialement cherché à courir, disons. Pis je me suis endormie aussi... mais j'ai pas raté de station, je m'améliore ! (je promets rien pour ce soir mais au moins, je visite ma région en rentrant du boulot, ça me fait changer d'air)

Du coup il lui a demandé une impression, avant que je n'arrive et, ouhla ! C'était compliqué, alors elle a fourgué ça à la repro...

Exclusif ! 

L'économie d'effort selon DOM THOM !!!

Super méthode !!!

Envoyez un document de 100 pages à faire faire à la repro à votre place, puis tapez-vous les escaliers pour aller chercher les documents !

Profitez-en pour faire un crochet par le bâtiment d'à côté pour demander une cartouche pour l'imprimante qui ne vous sert qu'à imprimer des offres d'emploi !

Retapez-vous les escaliers dans l'autre sens !

Ignorez totalement l'existence d'une seconde imprimante de bureau totalement fonctionnelle à deux pas de votre fauteuil ! 

Faites-vous plaindre par tous vos collègues et amis parce que vous êtes crevée ! Résultats garantis !!! Satisfait ou remboursé !!! 

Ah bah forcément qu'elle était à plat ! Elle a encore fait une petite promenade mais le coeur n'y était plus, je l'ai bien senti parce qu'elle n'a passé qu'un coup de fil perso en revenant (et aucun pro, ça va de soi).

A midi tapantes, elle enfile son manteau et me dit "je vais voir Machine". Il faut savoir que Machine a fait un truc genre attaque cérébrale, une vraie maladie, et elle s'en remet pas, elle est arrêtée pour 10 ans je crois vu l'ampleur des dégâts. Moi, mue de stupéfaction : "hein, elle est revenue ?".

Zêtes assis ?

"Non, je vais la voir chez elle."

En banlieue.

Exclusif ! 

L'économie d'effort selon DOM THOM !!!

Super méthode !!! Tapez-vous un aller-retour Paris-banlieue en plein milieu de la journée !

10 juin 2008

Je ris, parce que c'est drôle

Ou pas ?

Qu'a fait DOM THOM aujourd'hui ? Vraiment que dalle, mais c'est vrai que ça fait moins de trois heures qu'elle est au travail. Enfin, non, qu'elle est à son poste de travail. Enfin, non, qu'elle a pointé comme étant arrivée au travail.

Oui, voilà, c'est plutôt ça.

Pas une fois elle n'a essayé de savoir ce qu'il y avait à faire (non c'est vrai, notre ministre a juste une réunion king size demain avec le Président de notre beau pays, hein, pourquoi s'affoler ?), elle a juste tiré une ou deux fois la tronche quand je suis venue chercher des impressions sur son imprimante couleur.

Et puis vers 11h, elle a dit "je vais me prendre quelque chose à manger parce que je suis pas bien". Comprendre : je n'ai pas déjeuné ce matin et là je me sens toute flagada.

D'ailleurs, c'est bien connu, quand on s'emmerde, on a tendance à grignoter.

Donc elle disparait, le visage affichant ostensiblement une saine dose de décomposition fatiguée. Et attention c'est là qu'intervient le gag.

Monsieur Patron arrive, glisse une tête par la porte entrouverte du bureau de DOM THOM, en l'appelant doucement. "Elle est sortie", dis-je du ton le plus neutre qu'il m'est possible d'adopter vu l'état de colère dans lequel je suis plongée par le comportement de ma collègue depuis son retour. "Ah, elle est allée chercher le courrier ?". C'en serait mignon si ce n'était pas si dramatique qu'un homme du niveau de Monsieur Patron soit d'une telle naïveté. "Non. Non je ne crois pas, non". Le ton est sans appel et la condamnation, de toute évidence, se lit dans ma voix. Et je comprends que venant de la gentille assistante qui ne se plaint jamais, ça désarçonne un peu. Monsieur Patron conclut, un peu surpris, par "ah ce serait bien qu'elle aille chercher le courrier, qu'elle ne descende pas pour rien".

Qu'elle ne descende pas pour rien.

Parce que le fait qu'elle vienne pour rien toute la journée, ça, ça ne le choque pas ?

Allez, vaut mieux en rire.

Tiens, elle est ressortie. Aurait-elle mal pris le fait que quand je l'ai entendue rire trop fort au téléphone, j'ai claqué sa porte (oups les courants d'air) ? Qui peut dire ?

09 juin 2008

Le travail c'est la santé (air connu)

...ne rien faire, c'est la conserver. Comme chacun sait.

Il aura fallu attendre 15h30 pour que DOM THOM, barricadée dans son bureau, voie Monsieur Patron pour la première fois de la journée. C'est que, vous comprenez, elle est "pas bien, hein, pas bien du tout". Il faut dire que "le traitement est lourd", aussi. Du coup elle est "claquée, complètement claquée".

Du coup, à part passer des coups de fil dans son bureau (elle n'a pas l'idée de baisser le son donc c'est comme si elle n'avait pas fermé la porte, la discrétion est nulle), prendre du café en intraveineuse et déjeuner pendant des pauses interminables, elle n'a pas foutu grand'chose. Elle a passé un coup de fil professionnel ce matin... et puis ensuite une impression à 15h30 qu'elle a apporté à 5m de là dans le bureau de Monsieur Patron, avec l'air de quelqu'un qui est à la torture.

Monsieur Patron qui est overbooké mais qui se préoccupe quand même de sa santé, et donc elle sort son argumentaire habituel au chaland puisqu'il est si bon client, et que le public semble en redemander.

Elle revient le regard torve vers son bureau, et me dit comme si j'avais écouté leur conversation en détail "je vais pas me faire arrêter, sinon après ils t'enlèvent des journées". Oui c'est le principe. "Donc bah j'allais pas me faire arrêter".

Ca ne la choque pas de venir au boulot juste pour toucher sa paie, et pas pour la mériter ? Elle se dit pas que venir au boulot, c'est pas juste payer les factures, c'est aussi travailler ? Qu'en réalité sa venue n'apporte aucune valeur ajoutée à notre petite équipe, et qu'elle est d'une inutilité navrante ?

Nan mais, laissez... vous savez combien je peux être psychorigide sur ce genre de détails...

06 juin 2008

Le partage des tâches

J'ai déjà vécu avec un homme et je pensais avoir expérimenté pas mal d'incongruités au niveau du partage des tâches. Fort heureusement, DOM THOM a encore des choses à m'apprendre sur ce sujet ! C'est vraiment magique la cohabitation avec elle.

Donc, suivez bien le mouvement, vous pourriez apprendre quelque chose.

Depuis ce matin, Monsieur Patron a un gros dossier à nous faire faire et qui doit être prêt lundi soir. Mais ce matin, comme Monsieur Patron était super populaire et demandé au téléphone par des tas d'admirateurs, on n'a pas eu le temps de faire un point sur le sujet, qui doit impérativement être fait à trois, parait-il, parce que c'est vraiment un gros gros dossier, genre le ministre va lire ça dans une obscure réunion avec le Président de la République, rien d'important donc. Donc quand il (Monsieur Patron, hein, pas le Président de la République) part déjeuner vers 12h30, il nous dit "on voit ça quand je reviens". Bien.

Je déjeune donc, DOM THOM comme d'habitude attend qu'il soit presque 14h pour descendre déjeuner et naturellement, quand Monsieur Patron revient, ya de nouveau plus qu'une seule assistante. Donc on attend que DOM THOM remonte ; il est alors au bas mot 14h45.

On commence le point à 15h (c'est que voyez-vous, DOM THOM avait des impressions à finir... elle oublie de spécifier qu'il s'agit d'impressions de recettes de gâteau à l'ananas, non je n'invente pas, elle s'en vante devant moi en plus). Et effectivement, ce dossier à finir lundi soir, c'est du costaud. Pour vous donner un ordre d'idée, ce que l'Encyclopedia Britannica édite en plusieurs volumes, nous on va s'efforcer de le mettre dans une seule grosse chemise et de fourguer ça à notre malheureux ministre de tutelle. (VDM pour le ministre qui devra se taper la lecture)

Et c'est à faire en 9 exemplaires. Pour que d'autres pontes du ministère puissent se réjouir de recevoir la même littérature que le ministre. On ne veut pas les froisser en leur laissant croire qu'on a remarqué que le ministre est plus important qu'eux, pas vrai ?

On fait donc la liste intégrale de tous ces documents, et en revenant dans la partie secrétariat du bureau (c'est-à-dire le mien, par lequel elle doit passer pour rejoindre le sien...), elle me dit "bon, je vais prendre mon remontant". Elle parle de son café et pas de ses médicaments qu'elle a confessé ne pas prendre, parce que, je cite "faut les prendre en mangeant et j'ai pas très faim en ce moment". On est sur la voie de la guérison, je vous l'dis !

Donc retour dans le bureau, il est 16h, et DOM THOM vient me voir avec ce qu'elle a pris en note (ooooooooh me dis-je intérieurement) et me demande avec tout le sérieux du monde "Bon, on fait comment ? Tu t'occupes des documents, j'imprime les étiquettes ?". Je me retenais tellement de rire que j'ai accepté ce deal pourri : elle va tirer 9 planches d'étiquettes, et moi 9x100 pages de documentation.

Elle n'a pas précisé qui allait s'occuper de mettre tout ça dans des chemises, par contre. Pour que ce soit équitable, il faudrait que ce soit moi qui le prenne en charge, vous ne pensez pas ? 

05 juin 2008

C'est vrai, c'est jamais que dans trois semaines

Je vous la fais courte, mais les plus courtes sont les meilleures, et vous allez voir que celle-là vaut son pesant d'or... Zêtes prêts ? Vérifiez que vous êtes déjà assis, hein.

DOM THOM, qui n'a pas encore déballé ses cartons suite au déménagement d'il y a presque trois semaines... commence à ranger ses affaires, parce que le service cesse ses activités dans "seulement" trois semaines.

Voilà une belle occupation en cette matinée ! Elle va pouvoir ranger toutes ses m*rdes que j'ai dû mettre moi-même en carton ! Mais en gros, elle passe des affaires persos direct des cartons aux sacs qu'elle a ramenés pour l'occasion. Pas mal non ?

Mais attendez, si elle n'a plus toutes ses cochonneries persos, ses grilles de loto, ses journaux gratuits d'il y a 6 mois et ses Voici Voilà Voilou, que va-t-elle faire de ses journées ? (les passer chez elle dés qu'elle aura rappatrié tout le matos ?) 

04 juin 2008

Elle court bien pour une malade...

DOM THOM pète le feu, en fait. Elle ne prend des airs malades que lorsqu'il s'agit de partir en pause. Comme Monsieur Patron lui a donné un dossier à faire en deux exemplaires, elle est quand même un peu occupée le reste du temps.

Elle court, elle rit... Si j'avais une maladie étrange qu'aucun médecin ne comprendrait ni ne serait sûre de soigner, je pense que je serais abattue ; sans compter la fatigue que ladite maladie est censée lui infliger...

Je note que Monsieur Patron ne dit rien... parfait, je décrète donc que ce soir, je vais pas trainer dans le coin. S'il ne veut pas l'obliger à admettre qu'elle est une feignasse, je lui prouverai en la laissant bosser ce soir.

Le problème de Monsieur Patron, c'est pas qu'il ne voit pas quand on bosse bien, non il me le dit régulièrement et ne se gène jamais pour me glisser des mots aimables. Par exemple quand je me suis tuée à faire 25 dossiers en une heure pour une réunion, et qu'il m'en rapporte qui n'ont pas été utilisés, il me glisse souvent "vos dossiers ont été bien utiles" ce qui est sa façon, je présume, de ne pas me faire me sentir mal parce que j'en ai fait 10 pour rien. Ou alors, quand je reste tard comme avant-hier et hier soir, que j'ai les cernes qui se violettisent à mesure que la soirée avance (mais comme la nuit tombe, tout va bien ça ne se voit pas), il me dit "je suis conscient de vous demander beaucoup plus que ce qui est exigible et je saurai m'en souvenir". 'Voyez, il n'est pas aveugle.

Non, le problème de Monsieur Patron, comme je pense de beaucoup trop de cadres dans son genre, c'est qu'il ne veut pas avoir à arbitrer pour les gens qui ne bossent pas bien.

Ca prend trop de temps, c'est trop compliqué... mais pendant ce temps, moi, ça m'use les nerfs de voir ce foutage de gueule où DOM THOM court, sautille et parle fort ; une vraie ado, désolée pour la comparaison persistante mais je ne vois que ça.

Et pourtant, elle tourne !

Bien-sûr, ce matin DOM THOM m'a refait le coup miséreux (et surtout misérable) du "les médecins savent pas ce que j'ai, le traitement va être long" (bah tu m'étonnes, s'ils lui prescrivent des trucs sans savoir ce qu'elle a, ça risque d'être plutôt long en effet) et naturellement celui du "je suis pas bien j'ai la tête qui tourne" (ce qui ne l'a pas empêchée de prendre au moins une pause clope, plus une copieuse pause déjeuner, et de cavaler faire des photocopies à côté du bureau de ses copines ; ah ça y va les escaliers !).

Depuis ce matin, en-dehors de 4 photocopies qu'il fallait ensuite mettre sous enveloppe (hmph, l'effort !), DOM THOM a passé son temps au téléphone. Pour du perso, ça va de soi. Nous on est comme des brutes en train de courir dans tous les sens pour régler les derniers détails d'un dossier qui doit se faire, oh rien d'important, seulement en 75 exemplaires pour les plus hauts dignitaires de ce ministère (et d'un autre, c'est toujours plus sympa quand des directions d'un autre ministère s'invitent la veille pour le lendemain), et elle, elle papote dans sa petite enclave. Tranquille.

Quand elle est venue se plaindre de ses soucis de santé (pourtant elle pète vachement plus la forme que moi qui ai déjà bossé 25h en deux jours, non ne cherchons pas à compter la journée du mercredi, ça deviendrait déprimant), elle voyait bien que j'avais plein de trucs à faire, que je faisais de la frappe pendant qu'elle me parlait et que le téléphone clignotait de partout, mais elle s'est sentie obligée de me raconter tous ses déboires, comme si d'une part on était copines comme cochon, et d'autre part comme si elle avait besoin de me raconter tous ses mensonges pour se couvrir.

Attention DOM THOM, par expérience je sais qu'il n'y a rien de plus suspect qu'un mensonge trop détaillé...

Surtout raconté dans un joli et minimaliste débardeur coloré !

Eh mais franchement, je la comprends, pour le téléphone ; ça fait quoi ? Deux semaines quasiment qu'elle est restée chez elle. Et donc, on va voir ceux qui suivent... que se passe-t-il les jours où DOM THOM ne travaille pas ? Elle n'appelle personne ! Donc là, tout plein de monde lui demande probablement de ses nouvelles... Pas tous les jours facile d'avoir une vie sociale !

Donc elle rigole, elle parle fort, elle engueule... tout ce que toute assistante normalement constituée fait de ses journées, pas vrai ?

Donc le programme du jour, c'est de faire comme si elle était encore en congés... mais sans être en congés. 

Et pourtant, elle tourne... sa tête !

PS : vous vous rappelez qu'au déménagement, elle m'a fait tout un pataquès sur le fait qu'il lui fallait absolument "un téléphone professionnel" parce que l'autre "c'est personnel" ? Bon, et vous vous souvenez sans doute combien ça m'a interloquée parce que techniquement, quand t'es au boulot, tous tes appels sont professionnels... Eh bien, pendant qu'elle n'était pas là, j'ai fait installer le téléphone en question. Le responsable téléphonique m'a engueulée parce que, justement "mais elle en a déjà un, et c'est tous pour le boulot !", ne tirez pas sur le messager merci. Bon, bah en fait, là, elle utilise les deux... j'entends qu'on l'appelle sur l'un pendant qu'elle est déjà en ligne sur l'autre... No comment. Nom d'un chien, no comment.

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