Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03 septembre 2010

Au carré

L'une des obsessions de mon nouveau collègue est le rangement. Faites-moi penser à orienter mes recherches de surnom en ce sens, d'ailleurs.
La semaine dernière, il s'est levé de son siège et m'a soudain dit qu'il allait faire du classement.

Maintenant, il faut que je vous dise quelque chose sur notre bureau, c'est qu'il est carré. Dans tous les sens du terme : d'abord géométriquement, il est vrai que ses murs forment un carré ; et puis l'agencement de nos deux bureaux respectifs, avec une troisième table, forme également un carré, au centre de la pièce. Eh bien il est également carré du point de vue du rangement, au figuré cette fois : plus rangé, je vois mal. Tout est dans un classeur ou une boîte, rien ne dépasse, c'est numéroté, c'est étiqueté, c'est merveilleux.
Quand je me suis retrouvée seule dans le bureau pour la première fois, après avoir passé 5 heures à recevoir quelques consignes, à l'issue de quoi mon collègue est parti en congé, c'était mon deuxième jour et pourtant... je trouvais tout, exactement comme Mrs Doubtfire qui s'écrie que dans la cuisine, "tout y est si parfaitement à sa place !", eh bien c'est ça, notre bureau, tout y est exactement à la place où on imagine que ce serait chaque chose s'il y avait un bureau idéal au paradis des secrétaires (ce dont je ne doute point).

Donc je vous la refais au ralenti : mon collègue dit "bon, faut que je fasse du classement", hop, vue du bureau intégralement rangé. "Classement", hop, carré. Je sais pas comment vous dire. C'est juste absurde.

Alors, lundi matin, quand mon collègue m'a dit : "tiens, ce serait bien de ranger la documentation". Même chose : "rangement", hop, carré.

Je suis tombée sur un malade du rangement qui préfère trier inlassablement les trucs et les machins. Je vais vous dire, ça m'arrange, ça m'évite de le faire moi. Mais enfin, il faudra faire annalyser tout ça, un jour.