30 décembre 2008

Non ? Sissi !

Bizarrement, les Patrons Invisibles sont très visibles aujourd'hui.

quand j'entre dans leur bureau, je les vois même très nettement, assis, l'air concentré... devant une énième rediffusion de Sissi.
Ouh, ya des gens qui ont besoin de vacances !

16 décembre 2008

C'est No-Noël !

J'ai déjà reçu mon cadeau de Noël. En fait, j'ai même été très gâtée puisque j'ai reçu plusieurs cadeaux.

Le premier m'a été délivré dans ma chaussette, et on peut dire que je l'attendais avec impatience : j'ai rendez-vous avec quelqu'un pour un poste potentiel.

Je ne m'attendais pas du tout au second : Blondie a pris son après-midi parce que, je cite "je suis pas bien" (à prononcer d'un air plaintif et avec les yeux un peu rouges). Oh, ça, ça ressemble à une maladie diplomatique. Des "je suis pas bien", j'en ai soupé tout l'an dernier avec DOM THOM. Surtout quand j'apprends que Blondie s'est frittée le matin même avec Monsieur Boléro, le patron des Patrons Invisibles, bras droit de notre ministre bien-aimé. Très diplomatique, ce retrait de Blondie, je vous le dis.

Et puis alors, le troisième cadeau, comment vous dire, c'est l'explosion, le feu d'artifice, la cerise sur le gâteau : Blondie vient d'appeler pour me dire qu'elle sera en arrêt toute la semaine. Ce qui confirme les présomptions de maladie diplomatique.

Donc voilà, je suis heureuse, et rien ne pourra nuire à mon bonheur.

PS : je veux bien quand même mon DVD de Pushing Daisies édition belge pour le 25 décembre, hein, ça, ça ne change pas.

11 décembre 2008

C'est pas que je sois vexée, MAIS...

L'un de nos Patrons Invisibles (celui qui est certainement le plus invisible de tous) se présente dans le bureau. Blondie est en ligne. J'offre spontanément mon aide : "Je peux faire quelque chose pour vous ?".
Elle est bien éduquée cette petite.
Patron Suprinvisible secoue la tête avec un léger sourire poli et désigne Blondie. Bon. J'ai décidé de ne pas mal le prendre.

"Blondie", lui dit-il une fois qu'elle a raccroché, "j'ai besoin que vous m'appeliez de monsieur dans tel pays étranger, c'est un ancien Premier Ministre, il faut lui donner du Monsieur le Premier Ministre. Vous me l'appelez sur son portable et vous me le passez sur le mien."
Blondie compose le numéro.
Le Monsieur pas tellement important décroche.
Je vous le fais en live.

"Monsieur ... ? Monsieur, vous m'entendez ? Je vous passe Patron Suprinvisible. Allô ? Oui, Monsieur ... ? Je peux vous passer Patron Suprinvisible ? Au revoir."

Ca valait vraiment la peine de lui demander à ELLE.
Qu'il ait pu penser que je n'aurais pas fait mieux que ça, ça ne me vexe PAS DU TOUT.
PAS. DU. TOUT.

10 décembre 2008

Blondie issue de Cujo ~ Le retour

Ouhlààààà... ya des gens qui vivent dangereusement !

Une dame, nommons-là "Miss en Sursis" aux fins de préserver son anonymat, nous appelle tous les jours depuis deux semaines pour nous demander un truc. Sauf que c'est un truc qui ne se fait pas en claquant dans les doigts (comme souvent lorsque ça implique un ministre). Nous avons tenté de lui expliquer que, bon, on la rappelle quand on a du nouveau, elle continue d'appeler quotidiennement (parfois même plusieurs fois par jour), et une fois elle s'est même pointée devant le ministère pour nous forcer la main. Bah oui cocotte, t'as raison, le ministre va te rencontrer toutes affaires cessantes ! Parce que rien n'est plus important que ta requête, non, même pas un ministère à gérer, un pays à réformer, rien !

Un vrai pitbull : elle ne lâchait rien ! Elle appelait à 13h pour dire qu'elle passait à 14, et là il fallait lui expliquer en panique qu'il ne fallait pas qu'elle se pointe, on ne pourrait pas la recevoir, que les Patrons Invisibles étaient au courant et la rappelleraient lorsqu'ils le pourraient ! Alors elle rappelait à 14h pour dire qu'elle passait à 15...

Ce matin, l'une des Patronnes Invisibles l'a contactée, mettant normalement fin à notre calvaire, mais c'était pour lui dire que le ministre n'aurait pas le temps de la recevoir, mais que si elle voulait nous envoyer un mail avec le détail de ses questions, on répondrait à sa requête par écrit...

Quelques heures plus tard, le téléphone sonne, et le numéro n'étant pas le même, on ne s'est pas méfiées. On a décroché.
Notre petite pitbull avait demandé à une de ses collègues de nous appeler pour nous reposer la même question que ces deux dernières semaines.
Parce que, tu sais, des fois que ce soit personnel, que sa tête ne nous revienne pas... on ne le lui a pas refusé la rencontre parce que le ministre est un homme un tantinet occupé, non, c'était par pur vice. Elle s'est dit que si quelqu'un d'autre demandait pour elle, ça changerait forcément quelque chose.

Eh bien non.

Et Blondie bataille au téléphone pendant 20 bonnes minutes pour lui faire comprendre que "ça va pas être possible".
Et Blondie, il faut le dire, possède une résistance à l'agacement assez minime.

D'un autre côté, quand elles seront toutes en charpille, les pitbulls, là-bas, peut-être qu'elles arrêteront de nous harceler pour avoir une réponse, et de nous harceler ensuite quand la réponse ne leur conviendra pas.
Et encore. Elles seraient capables de nous relancer depuis l'au-delà.

05 décembre 2008

Le respect, c'est simple comme...

A force de travailler dans la communication, on prend certains réflexes. Par exemple, parfois, quand on a envie de faire passer un message à ses collègues, on imagine la forme qu'il prendrait si par exemple on en faisait des affichettes.
Voilà quelques affiches qu'il faudrait placarder au-dessus du bureau de Blondie, si ce même mur n'était pas déjà couvert de photos de Fifichérie, développées autour du slogan : "le respect, c'est simple comme..."

"Le respect, c'est simple comme ne pas parler la bouche pleine".
Illustration : une nana qui postillonne pour 10kg de madeleine au chocolat.

"Le respect, c'est simple comme respecter l'environnement sonore".
Illustration : une nana qui siffle pendant que sa collègue est au téléphone.

"Le respect, c'est simple comme parler gentillement."
Illustration : une nana qui lève les yeux au ciel ostensiblement en parlant à sa collègue.

"Le respect, c'est simple un sourire".
Self-explanatory.

Des fois j'invente de ces trucs... je sais pas où je vais chercher tout ça.

04 décembre 2008

Qu'a fait lady aujourd'hui ?

Elle a pris 7 appels et... c'est tout.
Entre Blondie qui prépare ses invitations de Noël avec l'imprimante couleur du bureau et moi qui écume le net en quête de lecture, on fait un beau duo de fonctionnaires, tiens. Le silence en plus.

"Tu verras, ton poste, ça va être de la folie", m'avait-on promis. Des promesses, toujours des promesses...

01 décembre 2008

Me dire ça à moi

Dans le cadre de notre boulot, je vous l'ai déjà dit, on bosse avec des videos. C'est bien, comme ça, ça me change pas trop de mes activités au civil... vu que sur Teruki Paradise, c'est la spécialité maison, et sur ladytelephagy, je ne me prive pas spécialement non plus comme en témoigne le weekend passé.
Bref.

Et donc du coup, je suis, dans ces cas-là, plutôt dans mon élément.

A l'instant, je cherche une video bien précise. "On a mis la video dans le dossier", me dit Blondie, sur un ton quasiment serviable. J'ouvre donc le dossier en réseau, et la video c'est en fait un lien, un copier-coller vulgaire sous Word de l'adresse qui permet d'aller télécharger la video, tellement vulgaire qu'il faut le copier dans la barre de navigation et qu'on ne peut pas cliquer dessus. Je vois.
Et là, le lien ne marche pas. Je vois aussi.
Elle est pas débrouillarde avec l'informatique, Blondie, mais là ça dépasse tous les poncifs sur la blondeur.

Comme c'est elle qui s'est occupée de la video en question, je demande à Blondie des explications sur ce problème technique qui semble indiquer que de video, il n'y a point. Elle me dit "il faut que tu cliques sur le fichier en mpg, c'est ça la video". Elle est mignonne, primo ya pas de mpg, et ensuite je sais comment ouvrir une video quand même ! Enfin bon, la façon dont les gens vous expliquent l'informatique est en général une bonne indication de leur propre niveau...

"Il faut que tu cliques sur le fichier en mpg, c'est ça la video"...
Elle me dit ça. A moi.

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