28 octobre 2008
Elle a pêté une durite, cette pov'lady
Quand Blondie a entrepris de mettre sa veste, de couper la radio (woaaaah, elle a même pensé à la radio, ya une éclipse solaire aujourd'hui, ou bien ?), et de me dire "bon, je vais déjeuner plus tôt puisque c'est calme" (= euphémisme), j'ai contenu ma joie. Je finis dans environ une heure (enfin, à un poil près quoi, mais grosso-modo à partir de 13h, Duracell arrive et même s'il reste les consignes à lui passer, c'est comme si la journée était finie), demain midi, elle sera déjà partie en congés quand j'arriverai, et ensuite ledit congés dure jusqu'à mardi matin !
Et là, je dois dire que j'ai pêté une durite. Lorsqu'elle a eu franchi la porte, un immense sourire en banane s'est formé sur mon visage et j'ai retenu de justesse derrière mes dents un victorieux : "je la vois peut-être plus !!!".
On se reprend, jeune fille, on se reprend. Un peu de tenue, quoi.
Ah oui paske je vous ai peut-être pas dit, mais j'ai demandé à changer de service (avec la bénédiction et la compréhension totale de la chargée du personnel). Dés que l'un de mes conseillers sera revenu de son voyage d'affaires à l'étranger, j'officialise auprès de lui, et je range mes mouchoirs, mes lingettes et tutti quanti pour de nouvelles aventures. Si je joue bien le truc, j'emménage dans mon prochain bureau en cours de semaine prochaine.
Rho allez, même dans le pire des cas, si ça prend encore 15 jours, ça en fait déjà 5 de moins à la voir, quand même, c'est pas rien !
12:01 Publié dans Alpha Blondie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
5Km ne feront jamais 5m
Blondie n'a pas que l'agressivité à mon service. Elle a aussi des louches de mauvaise foi.
Depuis que je suis là, elle s'attache à systématiquement chercher à me prendre en faute, ce qui n'est certes pas difficile puisque ça ne fait que deux mois, à temps partiel de surcroît, et surtout parce qu'elle s'est fait une règle de ne jamais me donner toutes les informations dont je pourrais avoir besoin.
Mission impossible ? Ce sont des rigolos à côté. Jim Phelps est un amateur. Lui, au moins, il a une video explicative en début de chaque épisode.
Après avoir passé une bonne heure à regarder des catalogues en ligne de vêtements pour sa môme, elle s'attaque à vérifier... eh bien, tout ce qu'elle m'a laissé faire pendant une heure.
Inspecteur des travaux finis.
A la suite de quoi, elle aboie : "Pas étonnant qu'il n'ait pas reçu le mail pour annuler ce soir, il fait 5 Mo le mail !"
Traduisez par : "Tu as envoyé un mail dont le poids dépasse le quota technique du ministère, ce qui diminue d'autant les chances de te faire comprendre quant à l'annulation de la présence de notre patronne ce soir à un évènement". Je vous donne la traduction parce que je suis moi-même obligée d'y recourir chaque fois qu'elle me parle, puisque c'est toujours hors contexte avec elle.
"De quel mail tu parles ? J'en vois un de 5 Ko, on ne doit pas parler du même.
- Bah 5 Ko ça fait 5 Mo, ça passe pas.
- Non, 5 Ko ça n'a jamais fait 5 Mo...
- On va pas palabrer pendant des heures, il ne l'a pas reçu."
Ajoutons que le dit mail avait été reçu dimanche, et que c'est donc l'une des personnes qui travaillait lundi matin qui l'a reçu et planqué dans un sous-dossier. Ce qui, ça semble évident, réduisait mes chances de prendre connaissance de cette malfonction en arrivant hier aprem ou ce matin (en rien attribuable à une faute de ma part, le mail ne fonctionne pas, qu'y puis-je ?).
Je prends donc calmement mon téléphone, appelle l'un des destinataires du mail, lui demande s'il a bien pris connaissance de l'absence blah blah blah, lui demande une autre adresse mail, et voilà, c'est torché. J'aurais pu le faire hier si on n'avait pas planqué le mail.
Traites-moi de parano mais cette insistance à vouloir me prendre en faute me semble hautement perverse...
11:09 Publié dans Alpha Blondie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23 octobre 2008
Nostalgia
Il y avait les choses que j'avais l'habitude de faire : prendre mon cahier en arrivant, et aller prendre les consignes de la journée. M'installer, dans le fauteuil, toute petite, face à l'immense bureau laqué de Monsieur Patron, et noter inlassablement toutes les choses que je ferais dans les heures à venir. Les dix ou douze heures à venir, parfois. Nous échangions un mot ou deux, parlions de l'actualité de nos dossiers pendant un court instant, puis j'allais passer les coups de fil prioritaires, ou lancer les premières impressions. La journée commençait comme ça.
Il y avait les choses que j'avais l'habitude de dire : Bonjour Monsieur, comment allez-vous, bon appétit Monsieur, je m'en occupe de suite Monsieur, ne restez pas trop tard Monsieur, à demain Monsieur. J'aimais bien échanger ces quelques petits mots, un peu rituels, chaque jour à chaque moment-clé de la journée, toujours gentillement, toujours avec le sourire, légère, pimpante ; heureuse, en fait.
Il y avait les choses que j'avais l'habitude d'apprécier : attendre 13h45 que Monsieur Patron aille déjeuner, filer comme le vent prendre mon sandwich jambon-crudités, parfois un esquimau au chocolat blanc quand sont arrivés les beaux jours aussi, et déjeuner là, sur place, à mon bureau, avec un peu de musique parfois aussi, et j'attendais qu'il remonte, et je le voyais entrer dans le bureau et dire "mais, vous n'avez pas mangé, vous ?", et lui dire "si mais j'étais là et d'ailleurs Untel a cherché à vous joindre"... et repartir avec entrain.
Il y avait, aussi, les choses que je n'avais pas l'habitude de vivre : ne pas voir ses patrons de la journée, se faire traiter d'incompétente et de touriste par sa collègue, avoir envie de pleurer, le soir, dans le train...
J'ai l'impression de vivre une sorte de rupture professionnelle : mon ex-travail me manque, mon ex-patron me manque, mon ex-bureau me manque, tout me manque ! Même DOM THOM me manque. Enfin moins, je dois bien l'avouer, mais elle faisait partie du package. Et c'était si bien !
Cette dernière semaine, je dois bien l'avouer, j'ai un gros chagrin. Un chagrin de travail.
Et plusieurs fois, il m'est arrivé de murmurer : mon ancien travail me manque...
19:58 Publié dans Note de service | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10 octobre 2008
Bruit de front
Une partie de notre travail (infime, mais elle existe) consiste à regarder des videos.
Oui alors je vous arrête tout de suite, on ne va pas sur Youtube pour regarder des chats chasser le curseur d'une souris sur un écran, il s'agit de videos d'un certain genre, et c'est pas marrant du tout. (On arguera que les videos avec les chats qui se cassent la margoulette en voulant attaquer le curseur qui sort de l'écran, ce n'est pas drôle non plus, et je le conçois, mais je vous assure que ce serait quand même plus marrant).
Actuellement, Blondie est en train de regarder l'une de ces videos. Fort. Très fort.
Et pendant ce temps, la radio continue de beugler.
Et le téléphone sonne.
Et ça fait vraiment beaucoup. J'ai vraiment l'impression que mes oreilles livrent bataille pour ne pas saigner...
10:30 Publié dans Alpha Blondie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02 octobre 2008
C'est une belle journée !
A quoi voit-on que Blondie est de bonne humeur ?
- elle n'a pris qu'un café ce matin
- elle n'a pas mis la radio trop fort
- elle m'a proposé des cochonneries de la panière à glucose
- elle a répondu à une question que je lui ai posé
Ces jours-là, c'est presque dommage d'être à temps partiel !
11:03 Publié dans Alpha Blondie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


