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31 juillet 2008
Prête pour la fonction publique
Je suis une assistante sérieuse, moi. Chaque matin, je viens voir Monsieur Patron dans son bureau dés que j'arrive (chose que déjà, DOM THOM n'a jamais eu l'idée de faire, préférant rester le c*l sur sa chaise à papoter au téléphone, ou à la rigueur, partant tout de suite en pause café) et je prends en note une liste de ce que j'ai à faire. J'ai un beaaaau cahier pour ça, tous les jours j'écris la date, et la liste de ce qu'il y a à faire, et je surligne quand c'est fait (ou j'annote au stylo rouge si ça n'a pas été possible).
Disciplinée, donc.
Aujourd'hui, 31 juillet 2008, ma liste de tâches était la suivante :
- la semaine prochaine, quand le texte "machin" sera arrivé, le transmettre à Dame Pintade
- aller chercher Monsieur Important pour la réunion de 16h et l'accompagner jusqu'au bureau de Monsieur Patron
Du coup j'ai passé ma journée à apprendre comment on se marre sans bruit sur bashfr.
Je suis mûre pour commencer ma carrière de fonctionnaire le 1er septembre dans le ministère où j'ai obtenu mon concours, je crois.
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30 juillet 2008
Shipper, arrête de shipper !
Des nouvelles de Monsieur D. ! Je vous entends d'ici : "aaaaaaah ! de l'action !".
Oui et non.
Aujourd'hui je devais appeler son supérieur hiérarchique mais, c'est vraiment trop bête, j'ai appelé pendant l'heure de table et il n'était pas là ! C'est fou quand même, ces gens qui déjeunent pendant le déjeuner... Je me suis donc résignée, la mort dans l'âme, vous pensez bien, à contacter directement Monsieur D., zut zut zut alors.
Encore une fois, le babillage a été charmant mais sans conséquence (attaque lady, attaque ! Monsieur D. ne fera jamais le premier pas !), sur le mode peu engageant du "vous ne deviez pas quitter le service de Monsieur Patron ?", ce à quoi j'ai répondu qu'il me restait encore un looooong mois dans la maison, à bon entendeur. On est ensuite passé au sempiternel et saisonnier dialogue sur les-vacances-kikenpren-et-kikenprenpa, une discussion à laquelle aucun fonctionnaire ne peut résister, je le constate chaque jour en ce moment : "je suis revenu de vacances, et vous ?"/"oh bah moi je monte la garde au bureau tout le mois d'août, pas de vacances". C'était... gentil. Sans plus.
Ya bien eu un moment où il a laissé échapper un "pourtant vous les méritez" et je m'apprêtais à minauder à mort, mais scrogneugneu on a été interrompus par quelqu'un entrant dans son bureau et il a dû raccrocher.
On n'y arrivera JAMAIS.
La bonne nouvelle, d'un autre côté, car il faut toujours voir le côté positif, n'est-ce pas, c'est qu'en août Monsieur Patron n'est pas là, que moi si, et que, héhé, bah les vacances de Monsieur D. sont nécessairement finies, maintenant, hein ?
Faudra que je voie avec Dame Pintade si je peux pas décharger de tout ce qui est en rapport avec Monsieur D., ça fera plaisir à cette pile électrique que je fasse du taff à sa place, et moi ça m'arrange. Il ne sera pas dit que je n'aurai pas mis toutes les chances de mon côté avant de partir.
Et moi maintenant, j'ai des envies de poussin rôti. Poulet ! Je voulais dire : poulet rôti...
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28 juillet 2008
Comment lady est tombée amoureuse
Comme je l'ai déjà dit à ceux qui suivent un peu, ici, on est au dernier étage de notre bâtiment. Dans notre tour d'ivoire, nous avons une vue imprenable sur le ministère... mais le mauvais côté de la chose, c'est que, je le rappelle, la chaleur monte. Surtout quand l'immeuble n'est pas super bien isolé.
Donc en ce moment, j'ai la peau qui fond.
Je me suis donc résignée à attraper un rhume, un de plus, un qui cette fois ne serait pas de la faute de DOM THOM (même s'il est de notoriété publique que les absents ont toujours tort) et j'ai mis la clim' en marche.
Vous aviez déjà remarqué à quel point c'était une merveilleuse invention, la climatisation ? Je suis amoureuse !!!
Je suis moins amoureuse lorsque je dois aller dans un autre bureau, et que je passe par l'unique couloir qui relie notre retraite polaire au reste du monde, et où ma peau se remet à fondre.
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25 juillet 2008
La lettre de lèchebottisme
Il aura fallu attendre 8 mois de service dans ce ministère pour qu'enfin cela arrive. Je suis étonnée que ça n'ait pas eu lieu plus tôt, surtout vu les dossiers plutôt politiquement colorés qu'on traite dans le coin, et le beau linge avec lequel on est en contact.
Aujourd'hui, j'ai tapé ma première lettre de lèchebottisme pour Monsieur Patron.
Plusieurs, en fait, ce qui compense probablement le retard.
En substance, voilà comment ça se passe : quelqu'un de très haut placé à transmis à Monsieur Patron des documents très volumineux et d'un intérêt relatif dans l'immédiat. Surtout pour qui travaille déjà 15h par jour en moyenne. Si ces documents avaient été transmis par je-ne-sais-lequel de ses contacts habituels, Monsieur Patron aurait soupiré un "ça va me faire de la lecture" et l'aurait posé sur la pile de droite. Et la pile de droite, cachée entre le téléphone et l'écran de son ordinateur, on la connaît.
Mais là, vu l'expéditeur, Monsieur Patron a humecté ses lèvres et s'est lancé dans une grande démonstration de léchebottisme. Il a feuilleté les documents, et il a pondu une lettre sublimissime que je dois taper. Lettre qu'évidemment, je ne peux pas vous recopier pour des raisons évidentes de confidentialité, et puis en plus c'est très connoté sur ce que nous faisons, mais voilà quelques formulations qui m'ont fait rire et auxquelles vous avez tout de même droit. Yen a d'autres que je ne peux vraiment pas vous mettre, mais dites-vous que les lettres sont comme ça du début à la fin :
- "vous m'avez envoyé le 3 juillet un exemplaire de [ça], j'ai pris le temps de le lire de l'apprécier avant de vous répondre" (c'est vraiment ma préfére celle-là, je la ressortirai la prochaine fois que je serai en retard au boulot : "vous m'avez parlé hier, j'ai pris le temps de repenser à vos paroles avant de venir travailler ce matin")
- "vous et vos collaborateurs, que j'apprécie particulièrement" (*slurp*)
- "ce document est tout-à-fait à l'image de [vos services], discret et créatif" (insérez ici un coup de langue râpeuse)
Ah, les joies de la hiérarchie... je m'en lasse pas ! Ouais, ça me manquait presque, en fait.
Surtout que le plus beau, c'est que dans 95% des cas, c'est l'assistante qui ouvre l'enveloppe, voit la lettre de remerciement et/ou la carte de visite avec le mot gentil, sourit un quart de seconde parce que c'est elle qui s'est fait chier à imprimer les 500 pages de tel rapport ou à récupérer le dossier dans tel service peu coopératif, et ça finit à la poubelle sans même que son patron l'ait vu, considérant que c'est souvent quelqu'un de bien trop important pour s'embarrasser de ces contingences (voire, s'il est soupe au lait, par peur de le déranger, surtout quand ça date d'il y a trois semaines).
Hein les filles ? On l'a toutes vu, ça...
On vit dans un monde hypocrite, certes, mais c'est tellement plus agréable de vivre dans un univers fait de politesse et de révérences verbales !
Allez, bon weekend à tous, mes lecteurs préférés dont je vénère chacun des nombreux mots dans vos non moins nombreux commentaires.
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23 juillet 2008
Histoire d'un meurtre ordinaire
Ce matin, Monsieur Patron me confie une note que Dame Pintade (je l'ai jamais autant vue que depuis le départ de DOM THOM, c'est fou) a rédigée, et à laquelle il a fait quelques rectifications.
Notons que le terme "quelques" est... quelque peu galvaudé.
Et là dessus, il part en réunion à perpette. Couard.
Prenant mon courage en main (enfin, une main, l'autre c'est pour la souris), je m'attèle donc à la tâche, sachant que pour une fois j'ai prévu de prendre une vraie heure de déjeuner pour mon heure de déjeuner (je fais des trucs de dingues, je sais) et qu'il est hors de question que je remette ça à un autre jour.
J'ai la joie d'appeler Dame Pintade afin de lui demander qu'elle m'envoie le fichier iWord, je cite "afin d'apporter les modifications de Monsieur Patron" ; elle m'apprend qu'elle y a déjà apporté des modifications de son cru. Et effectivement ya plein de rouge partout. Donc vaillante, je me dis "pas grave, je fais mes modifs en bleu", sauf que parfois les deux modifs se télescopaient. Mais je me suis arrangée pour qu'on s'y retrouve.
Une heure et demie plus tard (donc juste à temps), toute contente de moi, j'imprime en couleurs mes zoulies modifications, j'ai fait ça bien. On voit qu'on est dans le public : mon document est tout bleu blanc rouge !
Et je jure, au moment où je retirais la dernière page du bac de l'imprimante, j'entends "tut" (soit mon ordi qui me dit "ohé lady, ya du mail"). Vous l'avez deviné, c'était Dame Pintade : "ohalala lady, j'ai fait une boulette... vous pouvez remplacer la page 4, j'ai pas corrigé tel mot ?".
J'adore. Elle a dû penser que j'avais demandé la version numérique du document juste pour que les murs de mon bureau soient tapissés avec sa prose, j'imagine. Je lui avais pourtant dit que je travaillais sur les corrections de Monsieur Patron ! Son mot je l'ai changé, mais c'est l'esprit de la chose qui m'a fait marrer : que je remplace toute une page pour un mot ? C'était pas plus simple de juste faire la correction ? Mais dans quel poulailler elle vie, elle ?
Epilogue : ce soir, Monsieur Patron me rend le document. "C'est plein de couleurs, c'est illisible, enlevez toutes les modifications de Dame Pintade qu'on y voie plus clair". [insérez un rire nerveux ici]
17:47 Publié dans Sans DOM THOM | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17 juillet 2008
Il se croit drôle
Un peu dans le rush cette semaine... A 10h la journée en moyenne, j'ai pourtant l'impression d'en faire 15 (disons que si j'en faisais 15 à charge de travail équivalente, de toute évidence, je stresserais moins).
Demain j'ai l'autorisation d'arriver seulement à 9h30, c'est donc la fête.
C'est moins la fête quand Monsieur Patron m'apprend à 18h30 que le lendemain yaura une fiche à changer dans 70 dossiers déjà imprimés et agrafés - c'est rapide, qu'il dit. C'est rien à faire, qu'il dit. C'est l'affaire d'une heure, qu'il dit. Et puis après il rajoute deux autres fiches à changer aussi. C'est toujours rapide, rien à faire et l'affaire d'une heure, qu'il dit.
Il oublie de préciser que Dame Pintade va me saoûler pendant tout ce temps, parce qu'elle m'énerve, c'est de pire en pire, elle geint, elle geint, elle geint tout le temps, et demain elle est sensée m'aider et je le croirai quand je le verrai, pour tout vous dire !
Déjà ce soir, je lui dis que quelqu'un demain devra emmener les fiches à changer à la repro, à la première heure, et elle me dit "mais la repro ouvre à 8h et moi je suis là tard ce soir, au moins jusqu'à 20h !". Dix minutes plus tard, un autre appel, et elle me dit "je vous monte un document et après je dois vraiment y aller, j'ai rendez-vous chez le médecin à 19h". Allons bon elle va s'y mettre celle-là aussi !
AVIS ! AVIS !
DOM THOM ne me manque pas le moins du monde, que personne n'essaye de la remplacer ! D'avance merci !
Donc demain soit je me la cogne pendant la séance de dégrafage/agrafage de 70 dossiers, soit je me coltine le boulot seule ; je ne sais pas ce que je préfère. C'est un peu comme me demander si je préfère qu'on m'ampute le bras gauche ou le bras droit, quoi.
Et là, Monsieur Patron m'a filé une note à taper, je la lui ramène et il me dit "vous êtes toujours là ?".
Qu'est-ce qu'ils ont tous à me taper sur le système cette semaine ?
19:50 Publié dans Sans DOM THOM | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15 juillet 2008
Hmmmmmquoi ?!
Je fais gentillement la conversation à Monsieur Patron pendant qu'il organise ses dossiers sur son ordinateur :
"Monsieur Truc est parti en vacances, ce coquin !", dit-il mi-figue mi-raisin.
"Hu [<<< c'est mon rire amusé mais poli] ! Et vous, vous partez en vacances, Monsieur ? Je ne vous ai pas encore entendu en parler...
- Moi ? Mais bien-sûr !"
Cynisme ?
"J'espère partir tout le mois d'août !"
Miaaaaaam !
"Enfin, si on m'en laisse la possibilité, évidemment".
Ca pue...
"Tout dépend de l'arrivée de mon successeur".
Et meeeeerdeuh.
Bon bah ça semble se confirmer, cette année, pas de vacances pour lady.
17:42 Publié dans Sans DOM THOM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11 juillet 2008
Vas-y prends-moi pour une truffe
Hier, Monsieur Patron me demande de lui constituer un dossier avec des documents qui vont lui servir de support pendant les 10 jours à venir (et notamment pendant les trois réunions douloureuses qui l'attendent en compagnie de Dame Pintade), en triant les documents en question en deux sous-chemises thématiques.
Je m'exécute donc.
Consciencieusement.
Professionnellement pourrait-on dire.
A la suite de quoi Dame Pintade demande à voir ledit dossier pour voir les documents (si elle les a tous, s'ils sont mis à jour, s'ils sont dans l'ordre, etc...) et l'embarque avec elle hier soir. Bon, elle bosse avec Monsieur Patron, c'est son droit le plus strict.
Quand je lui demande aujourd'hui de me le restituer, elle me dit "ah oui par contre il manque telle fiche mais j'ai pas vérifié si c'étaient les dernières versions pour les autres fiches". Donc en gros il ne manque pas "telle fiche", mais potentiellement bien plus, et je ne sais pas lesquelles puisqu'elles ne s'est même pas fendue d'une vérification.
Masquant déjà ma moue (me priver du dossier depuis hier soi-disant pour le contrôle, tout ça pour que je n'aie pas avancé d'un pouce après son intervention, c'est déjà un motif de meurtre mais bon), j'ouvre machinalement le dossier... et j'aperçois une seule sous-chemise. Je pose donc la question : où est passée la seconde ? Dixit : "ah non mais yen avait pas d'autre, yavait qu'une seule sous-chemise".
Ecoute, ma grande, en toute logique, si j'ai mis des sous-chemises dans le dossier, c'est pour séparer le contenu en plusieurs parties, donc ça ne répond à aucune logique d'en mettre une seule.
Mais de toutes façons, même si j'étais illogique (ce qui n'est pas complètement infondé, après tout, parfois j'ai le cerveau qui tourne dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, moi aussi), je sais bien ce que j'ai fait, quand même, ya moins de 24h et sur commande de Monsieur Patron, donc merci de ne pas me prendre pour une truffe.
Je sais quand même quand je fais mon boulot et quand je ne le fais pas ! (en l'occurence en ce moment ya un truc bien précis que je laisse sciemment de côté parce que ya un peu d'abus, donc t'inquiète poulette, ou plutôt t'inquiète pintade, je tiens une checklist)
Ya quand même de meilleures excuses pour avoir saccagé mon boulot que "ah non je l'ai eu comme ça".
Ah non, mais c'est un peu court, vieille pomme, vous auriez pu dire bien des choses en somme...
Par exemple, couillu : "étant placée hiérarchiquement à un échelon supérieur, je me moque ta sous-chemise comme si elle était la première", mais aussi, avisé : "j'ai pensé que cette réorganisation s'imposait", ou à la rigueur, pragmatique : "je lisais votre dossier sur le trône et j'ai eu besoin de papier"... ou bien-sûr, pintadesque : "j'étais tellement surbookée que je crains de les avoir mélangées", etc...
17:17 Publié dans Sans DOM THOM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Où l'on reparle quand même de DOM THOM
Il y a... pfiulala, plus d'un mois ? Par là. Quelque part pendant la période où DOM THOM nous a fait la grâce de sa présence, et qu'elle n'avait rien à foutre de ses dix doigts de façon si ostensible que c'en devenait obscène, je lui avais fourgué un paquet d'envois courrier à faire.
Pour expliquer le truc sans bafouer la promesse de confidentialité que j'ai faite en signant mon contrat, disons simplement qu'il s'agissait d'un courrier portant sur une enquête interne, dont les résultats étaient super confidentiels et conditionnaient un certain nombre de décisions politiques à venir.
Mais vu que tout ce qu'on fait ici a des implications de ce genre, faut bien des fois qu'on file des trucs sensibles à faire à DOM THOM !
L'idée c'était d'envoyer une copie des résultats de cette enquête à quelques grosses légumes pour qu'ils puissent... euh, faire ce que font les grosses légumes politiques dans ces cas-là.
Ce matin, Monsieur Patron vient me voir, pas content. "Il y a une lettre qui nous est revenue, là". Moi, réflexe, ne voyant pas de trace explicitant que je l'aie fait "ah je reconnais pas l'écriture, c'est pas chez nous". Il ouvre l'enveloppe et me montre le document en question... Je reconnais la lettre, l'enquête interne, c'est bon j'ai compris, c'est signé DOM THOM (ou plutôt c'est pas signé, ya même pas le timbre du service). D'façons moi, mes courriers, je fais toujours de jolies étiquettes, je ne fais jamais les adresses en manuscrit, j'aurais dû m'en douter.
Bon le coeur de la blague, c'est que le courrier super important, avec des résultats super sensibles, et des impacts politiques, qui a été jusque dans un autre ministère (alors que le destinataire est à Matignon), qui a été ouvert par plusieurs services courrier, puis qui nous est revenu après une jolie ballade... il est quand même un peu daté du 28 mai, quoi.
Oui en fait c'est carrément la blague pas drôle.
11:30 Publié dans Votre mission, si vous l'acceptez... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09 juillet 2008
Le gag
Puisque DOM THOM est depuis lundi en congés bonifiés (où, si j'en crois ce qu'elle disait vendredi soir, elle dépense sans doute plus d'énergie qu'à son travail), je vais donc devoir vous raconter des anecdotes de la fonction publique n'ayant aucun rapport avec elle.
Eh bah c'est pas ça qui manque, je vous rassure.
En témoigne cette petite anecdote du jour : Monsieur Patron aide à la rédaction d'un texte qui va se retrouver dans un outil de communication du ministère. Il propose donc au responsable de communication des modifications sur la base d'un premier jet, qu'il fait ensuite valider par Mme NuméroTrois (qui n'est pas un numéro mais une supérieure hiérarchique libre).
Il faut savoir que l'une des principales caractéristique de Mme NuméroTrois, outre le fait qu'elle est toute-puissante dans ce ministère et qu'on déplace des réunions avec 25 directeurs quand elle a un autre impératif, ouais, comme ça, parce que c'est quasiment elle le chef dans cette taule ; Mme NuméroTrois, donc, a le vice d'avoir une écriture manuscrite pourrie.
Mais vraiment pourrie, hein.
Au point que quand Monsieur Patron voit arriver une note rédigée de sa main, il me refile le bébé en disant "moi je n'y comprends rien, c'est pas vous qui me disiez que vous avez fait du russe à une époque ?". Ce jour-là j'ai raté une occasion de me taire.
Donc comme moi-même, j'ai fait du russe, j'ai quelques notions de japonais, mais jamais de la vie je n'ai fait NuméroTrois en langue vivante au lycée, j'échoue en général dans le bureau de l'assistante de Mme NuméroTrois en train de supplier pour un déchiffrage. On gagnerait deux heures en appelant Mme NuméroTrois au téléphone, évidemment, mais comme c'est de Mme NuméroTrois qu'il s'agit, c'est tout simplement inimaginable de la déranger pour lui faire répéter ce qu'elle a déjà écrit sur la fichue note.
C'est donc progressivement devenu notre bête noire et hier, quand sont revenues les corrections de Mme NuméroTrois à propos du texte dont je parlais plus haut, on a tous frémi en voyant qu'elle avait réagi manuscritement. Monsieur Patron, découragé, a carrément demandé à l'un des proches collaborateurs de Mme NuméroTrois d'essayer de prendre 5mn pour voir ça directement avec elle.
Ce matin, sur mon bureau, je trouve le document raturé par Mme Numéro Trois, totalement illisible bien-sûr, avec à peine un mot de plus griffoné en complément par le collaborateur qui a risqué sa vie en voyant ça directement avec elle, et surtout accompagné d'un post-it, collé ostensiblement dessus. Et attention, là est le gag...
Le post-it disait : "Mme NuméroTrois ne parvient pas à se relire. Faites des propositions."
12:57 Publié dans Sans DOM THOM | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


