Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 02 juillet 2008

Professionnel jusqu'au bout

Ce soir je viens de franchir la barrière où l'on en sait un peu trop sur son patron. Si-si, toutes les assistantes connaissent la barrière. Quand on ne se la mange pas, on passe son temps à sauter d'un côté à l'autre comme un cabri.

Cas d'école.

Monsieur Patron me demande de lui passer des appels sur son portable. C'est plutôt habituel quand on travaille tard le soir : il va s'acheter un sandwich, une barre chocolatée à la noisette et des mini-Yop à la supérette, et il revient ensuite consommer tout ça en bossant.

C'est du moins ce que je pensais qu'il allait faire lorsqu'il est sorti du bureau en me disant, comme d'habitude, qu'il était joignable sur son portable. J'ai donc composé le numéro du petit veinard suivant, vous savez, le mec qui va se faire déranger pendant le dîner mensuel qu'il a réussi à offrir à sa famille pour pouvoir parler encore un peu boulot !

Je n'ai pas percuté quand j'ai entendu la porte au bout du couloir grincer.

Je n'ai pas percuté lorsque personne n'a descendu les escaliers.

J'ai commencé à percuter quand j'ai entendu le téléphone sonner de façon étouffée.

J'ai carrément paniqué quand j'ai réalisé que le téléphone qui sonnait depuis les toilettes au bout du couloir, c'était celui de mon patron.

J'étais sur le point de raccrocher précipitamment quand il a nonchalamment décroché et, comble du comble, il n'a pas dit "rappelez-moi" comme la fois où il avait la bouche pleine de sa barre chocolatée à la noisette, il a pris l'appel.

Mon patron, professionnel jusqu'au bout !!! Mais je ne dirai pas le bout de quoi.

Les commentaires sont fermés.