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29 avril 2008
Dans la vie faut pas s'en faire
14h30 : début de la réunion de Monsieur Patron
14h37 : arrivée de DOM THOM dans le bureau pour s'imprimer des formulaires, passer deux coups de fil perso, et se plaindre que vraiment elle est fatiguée, elle n'en peut plus, ya un virus qui traine... (ah oui, je confirme qu'il y a un virus qui traine, ça fait trois jours que ma 4e crève de l'année a commencé. Depuis que je suis arrivée j'en ai eu une par mois... sauf, comme par hasard, lorsque DOM THOM a pris 3 semaines de congés en mars ! Rapport ou coincidence ? Et si elle se soignait, le virus qu'elle traine depuis décembre serait mort !)
Elle lance l'impression de son formulaire de demande de détachement (ça prend effet quand ? hein, dites ? quand ?) sur l'imprimante qui est à côté de moi (elle réserve l'imprimante couleur qui est à côté de son pif pour imprimer les offres d'emploi destinées à ses rejetons je présume), et me dit "ah tu imprimes ?". Bah oui je bosse, moi, je suis pas au cybercafé.
Donc je sépare ses feuilles de mes impressions pour les dossiers à finir ce soir pendant qu'elle fait des photocopies, je les dépose sur son bureau, et, quand elle revient, elle me dit "tu as sorti mes feuilles ?". S'il te plait, non ? Merci, au moins ?
Je profite qu'elle est là pour lui demander de l'aide sur un courrier que je dois envoyer (signé par notre ministre de tutelle et à l'attention du Premier Ministre, donc rien d'important), puisque de toute évidence je vais pas mettre ça dans la première enveloppe Hello Kitty venue, il faut certainement un minimum de decorum, ou en tous cas satisfaire aux lourdeurs administratives de rigueur (ça se fait, par exemple, de mettre une référence... dans ce cas laquelle ?).
Réponse de la pas intéressée "qu'est-ce que j'en sais moi ? j'y connais rien à tout ça". Ah ça ne fait jamais que 26 ans qu'elle est assistante dans le ministère en même temps, reconnaissons-le ! "Tu l'envoies comme ça puis c'est tout". Ah bon. Nan mais c'est juste le Premier Ministre, quoi. De quoi je me soucie ? A quoi bon bien faire les choses, c'est juste LE CHEF DU GOUVERNEMENT qui va avoir la lettre entre les mains.
Mais DOM THOM est jamais au courant de rien. Elle sait jamais rien faire. Elle est même pas foutue de prodiguer un seul conseil. Ou en tous cas c'est ce qu'elle a l'air décidée à me laisser penser.
OK, je suis remotivée pour monter au créneau. Je suis chaude là, balancez le patron, je vais n'en faire qu'une bouchée.
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"Il est là cet après-midi ?"
Courage, fuyons.
DOM THOM m'a appelée pour savoir si Monsieur Patron était là cet après-midi. Je me dis "ah tiens, elle veut parler de quelque chose avec lui".
Du tout, elle veut l'éviter : elle passe chercher des affaires et n'a pas envie qu'on lui pose de questions. Bravitude, quand tu nous tiens !
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28 avril 2008
C'est une heure pour appeler ?
DOM THOM aura attendu 12h35 pour prévenir qu'elle est malade cette semaine.
Il faut croire que s'attribuer le pont pour son anniversaire (comme annoncé il y a trois semaines, au cas où j'aie la mauvaise idée de le vouloir... bah, d'façons je n'en ai plus usage) ne lui suffisait pas.
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On repart du bon pied
Après une ruuuuuuuuude semaine, qui a suivi mon retour, pendant laquelle Monsieur Patron avait pris des congés (j'étais pas au courant, ça s'est fait juste avant que je revienne) et où il n'y avait donc strictement rien à foutre, et où DOM THOM a trouvé le moyen d'en faire encore moins quand même (ça tient du record) en passant ouvertement la journée à chercher du boulot pour les jumeaux (oui maintenant ils sont deux à ne plus avoir de boulot !), passer des coups de fil hors-métropole et prendre 2h de pause café/clope/glandouille par jour (en même temps j'ai rien à dire, j'ai redécouvert les joies du casual gaming et de Theme Hospital), Monsieur Patron est donc revenu ce matin avec plein de choses à faire.
Plein.
J'ai donc une feuille A4 intégralement noircie de petites demandes très rapides à satisfaire comme "faire un dossier pour tel sujet", "faire un non deux non trois dossiers pour tel autre thème" ou "passer 720 coups de fil" pour rien qu'aujourd'hui. Et encore, on fait que se remettre en selle.
Il paraît que tout le mois de mai va être comme ça.
J'ai donc pas eu de couilles et j'ai rien dit sur ce qui me pèse (et pèse aussi sur ma nuque), préférant consacrer ma matinée à avancer le boulot, en prennant quand même soin de bloquer le 15 mai pour la date de ma prochaine épreuve de concours. Voilà, ça c'est fait au moins.
Et j'ai bien fait parce que, s'il fallait compter sur DOM THOM...
...DOM THOM qui...
...bah, d'ailleurs, elle est où ?
Probablement dans son lit à l'heure qu'il est.
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10 avril 2008
J'AIME PAS FAIRE CA !
Cette nuit je me suis bloquée le cou. J'appelle donc toute la matinée pour prévenir DOM THOM de mon absence, le temps que je puisse aller chez le médecin, et plus si affinités (je sens bien arriver le coup du kiné).
Mais depuis ce matin, personne ne répond au secrétariat. DOM THOM est-elle absente ? Soit ça, soit j'appelle pendant ses multiples heures de pause café/clope/glandouille.
Résultat je finis par appeler Monsieur Patron, je tombe sur son portable ce que je déteste, et en plus je suis obligée de lui expliquer que je prends deux jours de congés en me sentant coupable de le laisser tomber alors que, merde alors, DOM THOM elle est là aussi, de temps en temps, non ? Bah non.
J'avoue que je l'ai un peu mal pris quand il m'a dit que ça gênait la marche du service. Il me semble que mon absence de deux jours (soit 14h sur les 74 que j'ai à récupérer - s'il faut être mesquin on peut très bien être deux à l'être) ne pénalise pas tant le service que la glandouille de DOM THOM quand même, non ?
Je reviens lundi, et il y a de fortes chances pour que ma colère ne soit pas retombée d'ici là. Il sera donc temps de dire ce que j'ai sur le coeur. Soit à l'un, soit à l'autre, mais j'ai l'impression de me faire entuber subitement.
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08 avril 2008
Où est le rapport ?
Parce que la pause déjeuner avait été trop courte (elle est sortie du bureau moins d'une heure), DOM THOM a décidé de passer quelques coups de fil persos en revenant. Avec ce que vous imaginez de rire très tonitruants et de prolongations sans honte aucune, même quand le patron est à côté de moi en train de parler boulot (bon quand il est là elle baisse le son mais elle n'aurait pas l'idée de raccrocher pour aider).
A la suite de quoi, lorsque 14h30 a sonné, elle s'est mis en tête de chercher quelqu'un avec qui fumer sa clope, et du coup elle a passé d'autres coups de fil persos. Mais plus courts.
Et puis à 14h35, elle est sortie, parce que "j'ai pas encore fumé ma clope, moi".
Oui, elle a arrêté de "bosser" à 11h30 et n'a toujours pas repris le travail. Mais je vois franchement pas le rapport !
14:38 Publié dans A ma montre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
L'évènement déclencheur ?
11h30 - DOM THOM part en direction de la Poste. Dans le couloir, elle s'arrête devant la porte et ricane "à ton avis c'est laquelle la plus près ?". Je manque de lui répondre que de toutes façons, elle se rend à l'une comme à l'autre sur ses heures de travail. Laissez, laissez, je sais bien que je suis psychorigide...
12h01 - Monsieur Patron enfile son manteau, s'enrubane dans son écharpe (je trouve ça très mignon la façon dont il fait ça), passe devant le bureau et me dit "je pars déjeuner à l'extérieur"
12h03 - DOM THOM revient dans le bureau en pouffant "j'ai croisé Monsieur Patron en bas pendant que je revenais de la Poste !" Hilarant en effet.
12h04 - Je vais m'acheter à manger. Pour moi c'est logique, je déjeune en même temps que Monsieur Patron, comme ça quand il revient je suis opérationnelle, ni obligée de manger en travaillant, ni obligée de le faire attendre.
12h10 (yavait la queue à la boutique) - Je reviens avec mes chères victuailles. Un large journal est déployé devant DOM THOM.
12h50 - DOM THOM décrète que "finalement je vais pas jouer aux courses" et replie son journal. J'esquisse un sourire poli (et ptet un peu narquois aussi) et achève ma salade.
13h05 - C'est bizarre quand même. Il faut que j'en aie le coeur net. Ou bien elle n'attend qu'une chose, c'est que je lui en parle, pour se décider ? Non vraiment c'est trop bizarre. Si je lui dis rien, elle fait quoi, elle s'affame ?
13h06 - "Tu déjeunes pas aujourd'hui ?" Elle secoue la tête : "Non pas aujourd'hui, ya personne avec qui aller manger en plus". Une vraie collégienne, elle préfère se priver de nourriture que de déjeuner seule. "En plus c'est repas à thème machin aujourd'hui à la cantine et j'aime pas ça". Pour une fois qu'elle est au bureau je vais quand même pas me plaindre.
13h07 - "Bon, non, si, je vais quand même aller manger, à tout à l'heure".
Qu'est-ce que je disais ? Elle attendait qu'une heure de pause soit passée ? Que je lui dise quelque chose ? Toujours est-il que, voilà, ça y est, maintenant elle est partie manger. M'enfin ça faisait 1h30 qu'elle ne glandait rien. Chercher l'erreur.
13:21 Publié dans A ma montre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La vilaine rapporteuse
"Monsieur, pour le document Truc à diffuser, c'est juste les directeurs et les sous-directeurs, où il faut compter les chefs de bureau aussi ?
- Il faut plutôt essayer de voir selon l'importance du dossier pour la direction en question... Vous verrez ça avec DOM THOM...
- Je crois que ça va pas être possible." C'est sorti tout seul, et sur un ton gêné mais ferme.
"Pourquoi, elle n'est pas encore là ?
- Si mais... elle est pas dans de bonnes conditions.
- Ah bon qu'est-ce qu'elle a ?"
Elle m'a hurlé dessus pour avoir osé sous-entendre qu'elle pourrait m'aider, voilà ce qu'elle a. "Je crois qu'elle a des soucis... à cause de son père peut-être." C'est même pas tout-à-fait un mensonge en plus, elle s'est effectivement plainte que l'état de son père la préoccupait. M'enfin je vais pas aller pleurer dans les jupes du patron parce qu'elle a crié, quand même. Ca c'est la partie qu'il n'a pas à gérer. Tout ce dont il a à se soucier, c'est qu'elle commence à bosser. Le reste, c'est entre elle et moi.
"Bon, faites ce que vous pouvez, on verra ça plus tard". De quoi, son coup de pied au c*l ou juste ma liste de diffusion ? Bon allez, je m'en fiche, on verra à ce moment-là.
Ouais et j'en profiterai pour vous parler du petit exercice de calcul que j'ai fait ce week end, et qui dit que j'ai très exactement 74 heures supplémentaires à rattraper depuis mon arrivée en décembre. Quand je serai en congés pendant deux semaines, elle va bien être obligée de bosser, cette morue ! Marre d'être gentille. Ca marche dans les deux sens ou ça marche pas.
Ca va me ruiner le moral d'être sans boulot pendant deux semaines (m'enfin dans trois mois de toutes façons, ce sera le cas, autant que je m'habitue), mais le simple fait de savoir qu'elle sera obligée de bosser, ce sera déjà une récompense en soi.
10:47 Publié dans Votre mission, si vous l'acceptez... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Carrément
La phrase du jour (je me suis enfin résolue à ouvrir une rubrique à cet effet) :
"Vivement qu'elle finisse, cette mission, j'en ai marre."
C'est sûr, elle en a gros. C'est pas faux.
10:32 Publié dans Elle l'a dit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
J'aurais dû parier de l'argent
Monsieur Patron me dit "Bon, la liste de diffusion dont je vous ai parlé hier... vous avez demandé à DOM THOM de vous aider ?"
Balbutiements... "Euh, hm, pas encore, je dois dire..."
"Bon vous lui demandez, elle connaît mieux le ministère que vous."
Quand faut y aller, faut y aller. J'ai essayé de l'éviter hier, mais apparemment on n'y coupera pas. JE n'y couperai pas. Lorsqu'elle reparaît dans le bureau (outre le fait que la première chose qui s'est produite, c'est que son portable s'est mis à beugler), et se plaint de revenir de l'infirmerie parce qu'elle est "pas bien, pas bien du tout", je finis par dire de ma voix la plus douce : "Monsieur Patron voudrait qu'on fasse une liste des directeurs et sous-directeurs pour diffuser le bon nombre d'exemplaires du document Truc...
- Mais qu'est-ce que j'en sais moi ?!
- Ben... je sais pas, il a dû se dire que tu connaissais mieux le ministère parce que tu es là depuis plus longtemps...
- Ca m'énerve quand il dit ça, pourquoi il dit ça ? J'en sais rien moi ! Il croît que je connais tout ! Il suffit de rechercher dans l'annuaire et l'organigramme, comme tout le monde !
- Ok bah t'énerve pas, je vais le faire toute seule, c'est bon...
- Non mais ça m'énerve tu vois !
- Non, ne t'énerve pas, tu vas pas te foutre en l'air pour ça, déjà que t'es pas bien..." ai-je conclu vicieusement. Si t'es trop fatiguée pour bosser, t'es trop fatiguée pour gueuler, vu ?
Nan mais c'est vrai, ça ne fait que 26 ans qu'elle est au ministère, qu'est-ce qu'elle en sait de l'organisation ? Pourquoi la petite vacataire ne se taperait-elle pas tout le boulot ? Plutôt que de l'aider une fois de temps en temps, DOM THOM a mieux à faire : elle prend les rendez-vous médicaux de sa fille.
P*tasse.
10:17 Publié dans On s'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


