31 janvier 2008
Telephone Ring Ring Ring
Pour garder les pieds sur terre (après tout, DOM THOM revient déjà lundi), je m'efforce de ne pas céder à un optimisme sans borne. Ainsi, voici trois choses qui m'agacent chez Monsieur Patron.
Il faut noter que ce sont les trois seules, et qu'elles sont mineures. Mais bon, restons concentrés.
1 - Lorsque je lui prends un message téléphonique, j'envoie ensuite un mail à Monsieur Patron avec : qui l'a appelé, à quel sujet, à quel numéro on peut le rappeler et jusqu'à quand, si la personne a donné une heure limite. Eh bien irrémédiablement, Monsieur Patron lit le message, prend son téléphone, m'appelle, et me dit : "vous voulez bien rappeler Y ?". Il a le numéro sous les yeux.
2 - Lorsqu'il décroche son téléphone pour me dire d'appeler (ou rappeler) quelqu'un, Monsieur Patron raccroche, me laisse composer le numéro, et lorsque j'ai contacté la personne et que je lui transfère l'appel, il attend 5 à 7 sonneries avant de décrocher. Alors qu'il l'attend, cet appel, punaise.
3 - Lorsqu'il m'appelle pour me demander quelque chose (j'aime pas les gens qui crient d'un bureau à un autre, je trouve ça très vulgaire ; pas irrespectueux, ou disons que ça dépend du ton, mais en tous cas, vulgaire, sans hésitation), il m'appelle toujours avec le téléphone en mode mains libres. Je décroche au bout d'une sonnerie et demie en moyenne, et dis "Oui, Monsieur ?". Et là il y a toujours un gros blanc ("ah tiens, elle a décroché ! comment se fait-ce ???"), suivi d'un moment pendant lequel il enlève le haut parleur et reprend son combiné, en prenant bien son temps comme s'il avait été pris de court. Alors que de toutes façons, je l'entends sur le haut-parleur, et que de toutes façons je décroche toujours dans les 2 secondes.
Monsieur Patron a un vrai problème avec le téléphone. Il faut psychanalyser ça, je pense. Parce que pour le reste il n'est pas du tout comme ça ! C'est pas du tout le genre de patron dépendant qui a besoin de quelqu'un pour lui attraper un dossier à 1m de lui, ou aller lui faire une course. Mais pour le téléphone, vraiment, il a un problème.
Sinon, un truc qui est moitié sa faute, moitié la mienne, c'est qu'il ne raccroche jamais en premier. Ceux qui me connaissent savent combien j'ai horreur d'être la première à raccrocher. J'ai toujours l'impression de lui raccrocher au nez, ou de louper quelque chose qu'il va dire. Souvent, le résultat, c'est qu'il y a un long blanc et que je finis par raccrocher tout en gardant le combiné à l'oreille, au cas où j'entende un petit mot de dernière minute. Mais parfois, ce qui se passe aussi, c'est que le silence est encore plus long et qu'il finit par dire "oui ?", et dans ce cas-là je réponds sagement "oui, je m'en occupe"/"merci Monsieur" ou une de mes phrases toutes prêtes de ce genre, dociles et montrant que je suis pas complètement stupide et que j'ai compris qu'on m'avait demandé quelque chose.
On doit vraiment avoir l'air ridicules quand on fait ça.
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Microbes et crobes entiers
Je l'ai vu venir quand hier soir elle a appelé pour prévenir que ça n'allait pas mieux, et qu'elle retournait chez le médecin ce matin. Héhé, c'était même gros comme une maison.
Ca n'a pas loupé, DOM THOM vient effectivement de me prévenir : elle a chopé une bronchite par-dessus l'angine et la rhino-pharyngite diagnostiquées mardi, et donc, elle ne revient pas avant la semaine prochaine. Ca semblait évident à tout le monde sauf elle que laisser trainer des cochonneries pareilles pendant un mois allait laminer son système immunitaire, mais bon...
Donc me voilà toute seule deux jours de plus. Et, vous voulez que je vous dise ? Dans le fond ça me plaît comme ça. Si elle ne veut pas revenir et continuer à voir 700 médecins pour lui prescrire des trucs impossibles (parce que franchement, vu ce qu'elle me raconte, elle a l'air de plutôt fréquenter les guérisseurs et les herboristes que les médecins, ce qui se justifie probablement par le fait qu'elle soit rétive à aller chez un vrai médecin mais qui n'aboutit qu'à coller des rustines là où il faudrait un bon traitement de choc pour éliminer tous les microbes), ça me va. En fait, je m'en sors plutôt bien toute seule.
Mais comme le bureau est silencieux par contre !!!
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29 janvier 2008
Le sens du sacrifice
Ce qui est beau, avec DOM THOM, c'est son abnégation. Après être bravement venue au travail hier (pour 3h15 de présence, et aucune de travail, mais eh, c'est l'intention qui compte), aujourd'hui elle a refusé qu'on l'arrête trop longtemps.
A son médecin qui voulait l'arrêter jusqu'à la fin de la semaine (à raison, probablement, vu qu'elle se trimbale ses microbes depuis un mois et qu'il doit y avoir une sacrée pagaille), elle a courageusement demandé qu'on ne l'arrête que jusqu'à demain soir.
C'est vrai que vu le travail qu'elle fait, sa présence est indispensable au bureau.
Eh bien, ma foi, ça va faire deux jours de plus sans nourrir ce blog de ses frasques...! Mais grâce à son courage, rendez-vous jeudi pour de nouvelles tranches de rigolade... sauf si elle appelle entre temps pour nous faire rire. On n'est pas à l'abri d'une bonne surprise après tout.
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28 janvier 2008
Honte à toi, DOM THOM !
Quand elle m'a appelée à 18h (alors qu'elle ne part jamais à 18h) pour me dire qu'il fallait badger pour elle, j'ai eu envie de la mordre. Mais elle était au téléphone et de toutes façons, je crois que quelqu'un de grippé au dernier degré n'es pas bon à mordre.
Franchement, elle pouvait pas badger en partant ? Non, c'est pire en fait : elle savait très bien qu'elle allait resquiller, puisqu'elle a nécessairement badgé sortant ET entrant avant de partir, pour être bien sûre qu'on lui compatibilise l'après-midi qu'elle savait pertinemment passer chez elle. C'est honteux de se faire payer pour rester chez soi, simplement honteux. DOM THOM, tu fais honte à tous les fonctionnaires.
Elle a aussi eu le temps d'ajouter qu'elle n'avait pas pu voir le médecin aujourd'hui et que ça empirait, donc qu'elle irait peut-être demain. Alors, à peut-être demain, a-t-elle conclu.
Honteux.
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Record battu
Après une bonne cure de sommeil, suivie de 45mn de papotages avec sa frangine venue squatter notre bureau (déjà pas bien grand), DOM THOM a poussé un soupir à fendre l'âme et décrété que, bon, bah, elle rentrait.
13h15 ? On tient un record. Partir plus tôt que ça, ça va être difficile. Surtout après être arrivée à 10h.
Notez que si elle a pris un rendez-vous chez le médecin, pour une fois elle a passé son coup de fil en toute discrétion parce que je n'ai rien entendu de tel. Je sens gros comme une maison que cet après-midi ne va pas lui servir à se soigner mais juste à se carrer devant sa télé ou un truc du genre. Demain, les microbes seront de retour à n'en pas douter !
Elle aura quand même passé une bonne partie de la matinée à se demander pourquoi des gens comme Monsieur Patron ne tombent jamais malades. Ma théorie, c'est que c'est pour le même genre de raisons qu'on ne les voit pas s'absenter pour un rendez-vous chez le banquier, ou pour aller cueillir un enfant à l'aéroport en semaine : Monsieur Patron est de la race des prévoyants. Ceux qui, quand ils commencent à ne pas se trouver bien, vont chez le médecin le week end pour que ça empiète le moins possible sur le boulot. Ca, et ne pas se laisser miner par le moindre pet de travers, j'imagine.
Ok, après une semaine d'arrêt je ferais mieux de ne pas trop la ramener, mais si DOM THOM se soignait quand elle est malade, au lieu de se plaindre d'être malade, il y aurait un monde de différence (et je n'y serais plus malade non plus vu qu'elle ne me refilerait pas toutes ses bactéries).
Cet après-midi, je vais bosser en milieu sain ! Ca me changera !
13:30 Publié dans A ma montre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Banco
Je la quittais avec des soucis de banque (elle était quand même partie un jour à 16h et quelques pour demander une avance à son banquier), je la retrouve dix jours plus tard avec... eh bien, son banquier au téléphone, à qui elle demande une avance.
Soit c'est la seconde, soit elle n'en avait pas tant besoin que ça si ç'a pu attendre 10 jours.
Lorsqu'elle ne s'énerve pas au téléphone après sa banque, elle joue les malades. Monsieur Patron l'a sommée d'aller se soigner, d'aller chez le médecin et de faire ce qu'il faut. Parce que, dit-il, au moins pour la collègue (je crois que c'est moi ça).
Mouais, ça n'a pas l'air de marcher, la compassion pour la collègue, depuis un mois. Trouvons autre chose, offrons-lui une semaine de congés payés !
12:15 Publié dans Votre mission, si vous l'acceptez... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Qui dort dîne
Certes la matinée est calme, mais au point de dormir au boulot, peut-être pas quand même.
C'est pourtant le record que vient d'établir DOM THOM en piquant un petit roupillon sur sa chaise. Normal, elle a augmenté la température de la pièce et m'a fait fermer la porte, j'aurais dû le voir venir !!!
Ah nan, je suis sur le derrière, là. Qu'inventera-t-elle ensuite ?
Il paraît que "qui dort dîne". Espérons donc qu'elle aura suffisamment dormi pour ne pas prendre une pause déjeuner de deux heures. Comment ça je peux toujours compter là-dessus ?
11:42 Publié dans Votre mission, si vous l'acceptez... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ca me manquait (pas)
Après une semaine de grippe foudroyante, me voilà de nouveau à pied d'oeuvre. Il est presque 9h (j'ai décidé de jouer les mauvaises élèves et de ne pas courrir de si bon matin) et j'essaye donc de me remettre dans le bain.
Il me faut environ 5 minutes pour faire le tour des dossiers constitués par DOM THOM en mon absence : deux. Bon d'accord, deux et demi parce qu'il y avait deux fois le même pour deux réunions différentes, et une troisième réunion à préparer. Ok, arrondissons à trois parce que je suis d'une bonne constitution.
Par contre, on voit bien que Monsieur Patron n'a pas chômé, lui. Vu le nombre d'emails qu'il a échangés (ce que j'aime avec Monsieur Patron, c'est que même quand on est pas là il continue de nous mettre en copie, on ne se sent pas exclu juste parce qu'on est absent) et leur fréquence, la semaine a été chargée de son côté.
Je passe une première heure à reprendre le fil. Une heure pendant laquelle Monsieur Patron est déjà en réunion, et DOM THOM vraisemblablement encore dans son lit.
Evidemment, la première chose qu'elle a faite en arrivant, c'est se plaindre qu'elle est malade. Et là, au téléphone, elle se plaint que Monsieur Patron lui a dit "de ne pas tomber malade" et ça l'énerve (et naturellement la seconde chose qu'elle a faite ce matin c'est passer trois coups de fil persos, à se demander à quoi servent les week ends !). Oui mais si elle se soignait depuis plus d'un mois, on n'en serait pas là tous les trois : lui à craindre que tout le monde lui fasse faux bond, moi à rattraper la même chose qu'il y a un mois en plus carabiné parce qu'elle me refile perpétuellement ses microbes, et elle à râler parce qu'elle a mal ici, ou là, ou les deux.
A quoi ressemble la vie de DOM THOM en été, lorsqu'il n'y a plus les épidémies de grippe, de gastro et autres joyeusetés de ce genre ? Je m'apprête à le découvrir dans quelques mois. Curieuse de voir ce qu'elle va inventer pour ne rien foutre et se plaindre à longueur de journée.
Peut-être qu'elle chope un rhume des foins, histoire de toujours avoir quelque chose dont elle puisse se plaindre ?
10:13 Publié dans On s'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17 janvier 2008
Si on me le disait...
... je n'y croirais pas. D'ailleurs je ne vous en voudrai pas de ne pas me croire non plus.
"Bon bah, bonne soirée lady, hein, et à demain... enfin, si je finis par me lever."
Ah parce que venir au boulot c'est optionnel ? C'est vraiment cool, la fonction publique, à travers les yeux de DOM THOM !
Bon, bah pour une fois je vais me rentrer à une heure décente, moi. J'attends 17h30 pour aller chercher un truc, je livre mes dossiers du jour, et cassos. Ca va me faire bizarre de sortir et voir encore des magasins ouverts...
17:10 Publié dans Elle l'a dit | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Portion de conversation
"Tu sais, je suis pas allée chez le kiné la semaine dernière ? Bah hier elle m'a engueulée.
- Ah ?
- Ouais mais je lui ai dit que c'était pas possible, et tout, et que bon, yavait le boulot, pis moi je suis crevée le soir tu comprends...
- Hin hin." Silence. "Oui et puis tu étais malade...
- Oui !!! Oui c'est vrai j'étais malade ! Je lui ai dit à la kiné, hein... que j'étais malade."
Ca sonne tellement faux que je me demande pourquoi elle me barratine autant. Je ne sais pas ce qu'elle essaye de me faire croire. Elle doit se dire que je suis conne et que je m'aperçois de rien.
16:30 Publié dans Elle l'a dit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


