03 juillet 2008

Ha, toi aussi tu as remarqué ça ?

Mardi soir, je devais aller chez le médecin pour me faire faire un certificat d'aptitude à faire des heures impossibles au travail. Du coup, après avoir fini lundi à 21h, mardi je suis partie royalement à 17h !!! C'était la fête !

Donc à 16h45, quand Monsieur Patron me donne de la frappe et me dit qu'il termine deux autres pages, je prends mon clavier et coule un très gentil "la seconde partie il faudra la donner à DOM THOM parce que je n'aurai pas le temps". Mais tout gentil, tout doux. "Ah oui, je ne veux pas vous mettre en retard", répond-il.

A 17h, j'envoie les pages que j'ai tapées à DOM THOM pour qu'elle prenne la suite, je vais la voir dans son enclave et je prends mon air désolée "ça m'ennuie de te laisser comme ça [alors que tu es sensée être malade] mais je dois vraiment y aller".

Vous savez ce qu'elle me répond ? "Oh bah c'est pas grave, tu as des choses à faire, moi aussi quand j'ai des choses à faire je m'en vais".

Ha, toi aussi tu as remarqué ça ?

Mercredi : mise en pratique. Elle s'est barrée tout l'aprem. Je vous raconte pas comment j'ai dû cavaler, la journée de l'Enfer. Tout le monde s'était probablement concerté mardi soir à 17h05 pour me donner quarante choses à faire en même temps le lendemain, je ne vois que ça comme explication. J'ai également dû finir un dossier que DOM THOM avait commencé, ce n'était d'ailleurs qu'un juste retour des choses.

Jeudi : re-mise en pratique. Lorsque j'annonce à DOM THOM qu'il faut aller à midi chercher les plateaux-repas pour la réunion de Monsieur Patron, des plateaux repas qu'hier j'ai dû commander à la dernière minute, faire valider budgétairement en toute hâte par des gens qui ne savent pas utiliser un fax et qui donc me font traverser le ministère pour récupérer des devis signer, bref des plateaux-repas que franchement, j'ai lutté pour obtenir... DOM THOM me dit "midi ? mais c'est pas possible, je dois partir !". Attends, ne me colle pas tous les plateaux repas à apporter toute seule parce que là je vais me fâcher toute rouge, surtout qu'il n'y a rien d'autre à faire de la journée et que je te vois en train de régler des papiers persos alors que t'avais ton après-midi d'hier... Comme je prends mon air de vacataire débordée (celui où j'écarquille les yeux avec horreur et je fais "nan mais, je vais me débrouiller, je sais pas comment mais je vais apporter tooooous les plateaux toute seule, t'en fais pas, vas-y"), elle finit par céder en m'indiquant qu'elle partira juste après. Bon bah, voilà, c'était pourtant pas compliqué.

12h15, DOM THOM s'en va donc pour ce qu'elle appelle une pause déjeuner prolongée parce qu'elle doit retourner chez elle puis aller à la Sécurité Sociale (un organisme célèbre pour avoir des horaires d'ouverture au public très pratiques entre midi... mais bon, on parle peut-être même pas de la même Sécurité Sociale, en fait). La pause déjeuner prolongée a donc fini il y a 10mn, à 15h45.

Et DOM THOM revient en soupirant "je pars tôt ce soir, j'ai des choses à faire".

Tôt comme quoi, 16h30 ? C'est notre dernière semaine de cohabitation et je ne suis toujours pas habituée...

EDIT : ce sera peut-être plus tard que 16h30, finalement, parce que là elle part en pause clope. 

26 juin 2008

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

Il a fallu environ une heure à DOM THOM pour aller à la cantine du ministère (c'est loin : faut prendre l'ascenseur jusqu'au rez-de-chaussée et faire 10 pas dans un couloir...) pour réaliser que, hm, non, elle ne mangerait pas à la cantine aujourd'hui.

Motif invoqué ? "Yavait des fruits de mer aujourd'hui... MAIS DES FRUITS DE MER FROIDS ! PAS CHAUD ! ILS SONT FOUS EUX !".

Mes huitres, je les aime cuites à point, et vous ?

Et puis franchement, un repas de fruits de mer à 3€ le plat, c'est tellement normal qu'il y a motif à se blaser, n'est-pas ?

J'ai donné un coup de dent dans mon sandwich jambon-crudités (à défaut de mordre autre chose), et j'ai évité de relever que pour faire la permanence téléphone, je suis passée à côté d'une occas'... Ca fait des semaines que je dis que j'ai envie de me payer des fruits de mer et que mon banquier m'envoie des ondes télépathiques pour que je ne le fasse pas !

Et maintenant elle mastique son sandwich dans son enclave et... ET JE L'ENTENDS à travers la cloison !

Elle me rendra chèvre. Courage, plus que 10 jours, elle se barre début juillet. Plus que 10 jours à avoir l'impression qu'il y a des gens qui ne comprennent pas leur chance.

23 juin 2008

OMFG

Elle est là ! Elle est venue ce matin ! Je me suis pincée. Ca fait mal mais ça en vaut la peine.

Bon alors après, je ne dis pas, elle reste planquée dans son bureau et me ressort son truc habituel du "je vais pas bien". Mais elle est venue.

Apparemment maintenant, ce sera environ une semaine sur deux... sachant qu'elle part en congés bonnifiés le 7 juillet, quoi. 

12 juin 2008

La Toscane, c'est plus ce que c'était

Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous savez que DOM THOM a insisté sur le fait que son médecin ne rentrerait que vendredi. C'est-à-dire demain.

Donc pourquoi ce jeudi, à midi, n'est-elle toujours pas là ? Qui va lui signer son arrêt de travail ?

Remarquez que, finalement, j'ai toujours pas reçu l'arrêt de travail qu'elle dit nous avoir envoyé ya quinze jours... s'il a jamais existé.

 

Vous avez raison, je suis de mauvaise foi : le médecin est simplement revenu plus tôt de ses congés, et l'a appelée pour la prévenir : "Eh, DOM THOM, si vous voulez une nouvelle excuse pour rester chez vous, je suis revenu un jour plus tôt, je peux vous faire un mot". 

C'est vrai que la Toscane, bon là comme ça c'est joli, mais on s'y ennuie quand même un peu.

05 juin 2008

Suite logique

Monsieur Patron sort de sa réunion qui s'est inopinément prolongée de deux heures (ça arrive). Il est donc 14h et quelques et il faut encore qu'il aille déjeuner.

DOM THOM est toujours dans ses cartons (moi j'ai déjeuné quand j'ai vu qu'il était 13h et qu'il n'était toujours pas là, le problème ne se pose pas).

14h30, elle décide d'aller "se chercher quelque chose".

15h15, Monsieur Patron revient de son déjeuner. Il commence à prendre des appels.

15h28, DOM THOM revient... un sac de victuailles à la main. Elle n'a pas encore mangé. Et maintenant, Monsieur Patron va donner des choses à faire...

Bah oui, c'est logique, non ? 

04 juin 2008

Les yeux ronds

Après une petite journée de 12h (on est en grands progrès, je rentre chez moi avant 23h maintenant !), nous revoici sur le pont à 9h tapantes pour un point sur le point... etc. Bah oui, Dame Pintade est dans le coup, ce qui explique qu'il lui faille une réunion pour expliquer la réunion qui portait sur la réunion... vous saisissez l'idée.

9h45, nous entendons une clé tourner... Monsieur Patron et moi échangeons un regard... ses yeux bleus roulent comme des billes, et les miens ne doivent pas être mieux.

Epatés, nous murmurons en même temps, comme sous le coup d'une intense révélation : "DOM THOM !"

Elle est revenue ! Je vous entends déjà soupirer de soulagement... Dés que ma charrette sera passée, je vous raconterai tout de son retour, petits veinards ! 

02 juin 2008

Le détail

Alors oui, bien-sûr, j'ai oublié de préciser que nous avions une réunion prévue pour 18h... à condition que Monsieur Patron soit libéré à temps de sa réunion à l'Elysée. Sinon c'est pas drôle.

Donc voilà, j'attends. Enfin pas vraiment, je ne manque pas d'occupation... mais mon lit me manque. 

Au troisième top il sera...

16h !

Soit 10h déjà depuis que je suis levée, et donc 8h que je suis à pied d'oeuvre. Hm, non, j'exagère, j'ai pris un quart d'heure pour aller chercher le sandwich de Monsieur Patron et le mien (ingurgitation expresse incluse).

Vous pensez que je suis donc sur le point de rentrer ? Oho, à mon avis, la journée est loin d'être finie ! Ce matin, pendant la réunion de 8h30 où Dame Pintade était conviée (ouais, les semaines on aime bien les commencer sur des réunions hardcore, pour se mettre en jambes), Monsieur Patron a lancé "bon, on fait un point à 18h".  Ce qui a résolu toute de suite le problème de mes heures de travail : ça va nécessairement chercher dans les 12h de la journée. Bon, en plus Dame Pintade est également invitée pour 18h donc un point qui aurait pu durer 15 ou 20 minutes va nécessairement aller chercher dans les 45mn, peut-être une heure ! Et puis un point, à quoi ça sert ? A donner des instructions ! Alors yaura encore des trus à faire avant de rentrer...

Nan mais ça va, hein, je tiens bien le coup, j'ai juste eu 22 dossiers à faire depuis ce matin, plus cavaler ici, courir là, faire de la frappe et servir de standard téléphonique (qu'est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui ?!), non, franchement, à l'aise, ce début de semaine. Une chance que j'aie pensé à faire une cure de sommeil ce week en, hein... ah non oups, j'oubliais, j'ai fêté une bonne nouvelle et j'ai presque pas dormi. Huhu, ça explique peut-être pourquoi je m'effondre sur mon clavier.

HA !

DOM THOM est tombée du lit ce matin... je le sais parce que c'est rare qu'elle appelle avant 10h pour prévenir qu'elle ne serait pas là.

Elle me raconte ses déboires médicaux et en remet des couches sur combien elle est fatiguée, et combien "monter et descendre les escaliers toute la journée" (sic) ça la crèverait. Enfin, elle conclut "enfin, je sais pas, je peux revenir demain... mais je serai sans doute très fatiguée". Oui bon donc reste chez toi, ça aura le même effet.

De ma voix la plus compatissante et la plus douce (ce que je peux être sal*pe parfois), je lui dis "non mais prends bien soin de toi, dis bien à ton médecin si ça ne va pas, c'est pas la peine de revenir si ça empire ton état, c'est ta santé qui passe en premier". Ce qui en langage lady signifie : si c'est pour pomper le fric de l'Etat toute la journée à rien foutre, tu fais aussi bien de rester chez toi. Quelle peste je le crois pas. Mais oui mais, à quoi me sert une éclopée, voire une mourrante dans le bureau, si de toutes façons je dois tout faire toute seule ?

"Ah j'aimerais bien revenir", qu'elle me dit, "vous avez un peu de boulot j'imagine". Oh bah si peu, j'ai fait plus de 50h la semaine dernière (payées 35 ça va de soi). Et il paraît que cette semaine va être encore plus drôle... mais je les aurais faites de toutes façons, ces heures, donc continue ton existence de parasite sous ta couverture plutôt que sous mon nez.

"Allez, prends bien soin de toi et à bientôt". Je suis une menteuse : je la préfère malade. Et loin. Surtout loin. 

14 mai 2008

La tire-au-flanc

DOM THOM se fait une fois de plus porter pâle pour toute la semaine. Elle a eu Monsieur Patron en ligne et lui a expliqué qu'elle devait faire des analyses et que, du coup, elle était arrêtée jusqu'à lundi.

Toujours prompt à compatir pour les malades (mais on tentera de psychanalyser ça plus tard), Monsieur Patron m'explique qu'elle est au 36e dessous et qu'elle ne va vraiment pas bien.

Soyons clairs, ces examens, ça fait deux semaines qu'elle doit les faire (depuis qu'elle a été arrêtée la dernière semaine d'avril mais qu'elle n'a pas pu faire les examens en question... par contre elle a passé un après-midi ici à imprimer des formulaires, ça elle avait le temps) et elle a très largement sous-entendu qu'il s'agissait... D'UNE PRISE DE SANG !

Mais ya encore pas mal de médecins complaisants en ce bas monde, de toute évidence, donc hop, une autre semaine d'arrêt le temps qu'elle ait les résultats.

"On peut la faire remplacer si ça dure", me dit Monsieur Patron "mais j'ai besoin que vous, vous soyez là".

Oh, ne vous donnez pas cette peine, je fais déjà le boulot pour deux quand elle est là de toutes façons. Gardons les sous de l'Etat pour autre chose. 

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